Étiquette : Petits Crimes de Noël

Anne PERRY: Le Spectacle de Noël

Dans un manoir du Yorkshire, coincé par la neige en hiver, des comédiens se sont réunis pour jouer une adaptation de Dracula de Bram Stocker. Bien sûr, quand on est coupé du monde par des intempéries qui rendent les chemins impraticables et qu’on a justement l’idée de mettre en scène des histoires de vampire, les choses ne peuvent pas en rester là! C’est alors qu’un mystérieux voyageur fait son apparition. Quel est cet homme au charme troublant qui semble si bien s’y connaitre en histoires de vampires? Comment expliquer l’attraction ou la répulsion qu’il inspire et sa connaissance poussée des choses de la scène?

Que dire de ce récit, sinon que c’est un Anne Perry? Un petit Anne Perry, dans la série des Petits Crimes de Noël, qui sortent chaque année, à point, au moment où s’allument dans les rues les décorations de Fêtes et que l’air commence à humer le parfum de la soupe d’huitres au champagne et de la dinde aux marrons. Habituellement, je lis chaque année ces textes. Mais il m’en reste quelque uns, retrouvés sur le coin d’une étagère, à côté des guirlandes de l’an passé. Tous ne sont pas excellents, au delà de l’ambiance particulière, de cette atmosphère de Noël qui suffit la plupart du temps à me satisfaire.  Mais il faut avouer que ce Spectacle de Noël, paru il y a déjà quelques années, est plutôt un bon cru, en tout cas si on aime le théâtre… et les histoires de vampires. Un hommage appuyé au livre de Bram Stocker et au monde du théâtre anglais, avec, en guest-star, Caroline, la mère de Charlotte Pitt. Tiens, je reprendrais bien une petite papillote, moi!

Anne PERRY: Un Noël à New York

 

Hiver 1904. Janina Pitt a 23 ans. La fille de Charlotte et Thomas Pitt a accepté d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew en Amérique où elle doit épouser Brent Albright, un homme de la haute société. Du bateau d’où elles débarquent à New-York, en ces jours précédant Noël, la ville offre le visage d’une grande métropole cosmopolite et fascinante. Introduite dans la meilleure société, grâce à sa jeune amie, Janina ne tarde pas à se lancer avec plaisir à la découverte de la ville, que les premiers flocons de neige tombant sur Central Parc commencent à recouvrir d’un charme indéfinissable. Mais la cité a ses pièges, que Janina devra révéler, pour éviter de sombrer dans les chausse-trappes d’une histoire familiale prête à se refermer sur elle…

Avec son volume annuel de la série des Petits crimes de Noël, Anne Perry fait partie de ces auteurs que j’aime à retrouver au pied du sapin. Curieusement, je ne peux pas dire que je sois vraiment emballé par les intrigues. Ce volume n’y a pas échappé. J’ai découvert le meurtrier à peine le crime commis – un comble pour un récit policier à énigme, même si le mobile, lui, est resté obscur jusqu’au dénouement. Mais il y a dans ces petits récits un charme indéfinissable, une ambiance, un décor, rehaussé encore année après année par de très jolies couvertures. Bref, j’ai replongé cette année, comme on plonge avec plaisir la main dans le sachet de papillotes : avec la joie d’une friandise attendue, même si on sait que ce n’est pas ce qu’on a goûté de plus divin.

Et ce livre est fait pour cela. Il est ce qui convient pour se détendre. Et j’en avais bien besoin ces jours-ci. Bref, une traversée à bord d’un transatlantique, une petite visite de New-York en 1904, geôles comprises, avec gîte et couvert assuré dans une demeure patricienne près de la cinquième avenue et promenade dans Central Parc enneigé, la traque d’une mère qu’on croyait disparue et la découverte d’un cadavre encore tout fumant histoire de se donner le frisson, plus une petite histoire sentimentale avec le policier chargé de vous arrêter, que demander de mieux, bien installé au fond du canapé, sous une couverture, avec tout à côté le sapin qui scintille, et une assiette de biscuits parfumés à portée de main ? Et puis en plus la neige, qui par chez moi tarde à tomber malgré le froid continu depuis plusieurs semaines, mais qui depuis début décembre occupe mes lectures.

Anne PERRY: Le Condamné de Noël

9782264066855Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l’idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n’approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu’elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d’un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu’il s’agit d’une prostituée invitée clandestinement par l’un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d’être l’agresseur, prétend qu’il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l’histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ? (4ème de couverture)

Le roman policier de Noël est un genre à part entière dont j’aime bien goûter les charmes à l’approche des fêtes. Anne Perry en a fait une série, publiant chaque année l’un de ses « petits crimes de Noël ». Celui de cette année nous entraîne, une fois de plus, dans la bonne société du Londres victorien. On y croise un poète débauché, une infirmière bénévole prête à se dévouer aux causes semblant perdues d’avance, un comptable ancien proxénète, et tout ce que Londres compte de bien, du moins en apparence. Tout cela est assez convenu. Mais j’aime bien ces petits livres à la couverture suggestive. J’aime ces histoires sans surprise, divertissantes, parce que sans recherche d’originalité excessive. L’un des charmes de ces petits Contes de Noël, tient à cette forme convenue, qu’on grignote comme une friandise en attendant Noël. C’est l’occasion, à mon tour, de vous souhaiter un

Joyeux Noël