Edward MARSTON: Les joyeux démons (Bracewell, 2)

Ce qui, sur le papier, devait être une rejouissante comédie ne tarde pas à tourner étrangement: en pleine représentation des Joyeux démons, les Hommes de Westfield , une des troupes les plus célèbres à Londres en cette fin du XVIème siècle, sont soudainement confrontés sur scène à une créature sortie tout droit de l’enfer. Bientôt, ce sont d’autres interventions mystérieuses qui viennent troubler le cours normal des représentations. Nicholas Bracewell et les siens ne seraient-ils pas aller trop loin en croyant pouvoir rire de tout, même des puissances démoniaques? Dans une Angleterre où se renforce chaque jour le pouvoir des puritains, il va leur falloir jouer serré pour remonter jusqu’à l’origine mystérieuse de la malédiction qui les frappe.

Ce deuxième volume des Enquêtes de Nicholas Bracewell est dans la ligne du premier. Une intrigue ici un peu plus serrée, plus complexe, moins formelle qui joue habilement des coups de théâtre sur scène comme dans la vie. Une reconstitution habile du théâtre à Londres à la grande époque du drame elisabéthain. Voilà les principaux ingrédients d’une recette qui marche bien. La critique puritaine du théâtre, la condition des malades mentaux dans les asiles d’aliénés de l’époque, le goût pour l’alchimie et l’astrologie, ainsi qu’une obscure affaire de spoliation donnent au récit le contexte d’enquête historique qui fait l’intérêt aussi de la série. Bref, on passe un bon moment. Et c’est cela qui compte ! Du coup, je me suis plongé, à peine celui-ci fini, dans le 3ème volume. A suivre donc encore…

Edward MARSTON: La tête de la reine (Bracewell, 1)

Nicholas Bracewell a servi naguère dans la marine, mais s’est depuis reconverti dans le théâtre. Au lendemain de la victoire de Francis Drake sur l’Invincible Armada, il officie comme régisseur de la troupe des « hommes de Westfield », une compagnie qui a l’habitude de se produire à Londres, dans une auberge du nom de A la tête de la reine. Un soir, il voit son ami, le comédien Will Fowler, tué dans un duel par une sombre brute, un grand roux qui disparaît sans laisser de traces. Bientôt une prostituée est assassinée elle aussi. Bracewell se jure de retrouver le meurtier. Tout en réglant les représentations de la pièce qui doit honorer la victoire anglaise sur la marine espagnole, le régisseur enquête…

Je poursuis avec ce premier volume des enquêtes de Nicholas Bracewell la plongée dans le théâtre élisabéthain entamée avec la lecture des comédies de Shakespeare. C’est une série un peu ancienne déjà, mais que j’avais découvert avec plaisir il y a une vingtaine d’années, au moment de la mode des polars historiques. Mais je ne me souviens plus quels volumes j’avais lus alors. Comme dans beaucoup de ces romans, l’intrigue est d’ailleurs bien moins intéressante que la reconstitution d’un milieu, d’une époque : ici, une troupe de comédiens londoniens, dans l’Angleterre élisabethaine. Les événements historiques se mêlent aux reconstitutions d’époque: les tensions entre protestants et catholiques encore vivaces plusieurs années après la décapitation de Marie Stuart, la victoire anglaise sur la prétendue Invincible Armada, l’atmosphère des tavernes londoniennes avec son lot de buveurs, de prostituées, mais aussi de comédiens, les contraintes de l’organisation des spectacles, à une époque où les compagnies doivent, pour se produire, trouver refuge dans la cour des tavernes ou être invitées à une représentation officielle dans le « hall » de quelque demeure aristocratique, toutes les ficelles d’un art qui se plait à mêler la poésie la plus raffinée et les procédés spectaculaires destinés à surprendre le public. Je ne sais si les « hommes de Mensfield » sont destinés dans l’un des volumes suivants à croiser la route des Lord Chamberlain’s Men (la troupe de Shakespeare), mais on retrouve déjà dans ce premier volume toute l’ambiance d’une troupe comparable à celle de l’auteur de Hamlet. Une façon plaisante, je le répète donc, de compléter la lecture des comédies de cet auteur dans laquelle je me suis lancé récemment.

À côté de cela, l’intrigue fait peut-être un peu pâle figure, mais c’est la loi du genre, avec son côté « Club des cinq » pour grand: un comédien tué dans une rixe qui tourne mal, une prostituée égorgée, un apprenti qui menace d’être assommé par une poutre qui tombe pendant la nuit, une série d’objets subtilisés aux membres de la troupe, Nicolas Bracewell lui-même assommé et dépouillé d’un précieux manuscrit et pour finir une histoire de décapitation qui sur scène manque de tourner mal – tels sont les principaux ingrédients d’une intrigue qui pour être simple n’a rien de déshonorant cependant et porte bien la reconstitution plaisante qui est l’objet principal du récit. C’est assez bien réussi en tout cas pour que je me lance dans le deuxième volume. Histoire à suivre…

William SHAKESPEARE: La comédie des erreurs

Antipholus d’Éphèse et son frère jumeau, Antipholus de Syracuse, ont été séparés enfants en même temps que deux autres enfants, Dromio d’Éphèse et Dromio de Syracuse, leurs esclaves. Leur père, Égéon, marchand de Syracuse, au terme d’un périple qui l’a conduit tout autour de la Méditerranée, finit par débarquer à Éphèse où la présence des marchands de Syracuse est hors la loi. Il est arrêté, sa fortune confisquée, à charge pour lui de payer une lourde amende ou de se voir exécuté. Attendri par son histoire, le duc d’Éphèse accepte de remettre l’exécution de 24 heures. C’est compter sans la présence à Éphèse d’Antipholus ainsi que de son frère de Syracuse qui vient de débarquer lui aussi dans la ville, accompagné de son valet. Les quiproquos, les calembours et un jeu désopilant avec l’identité de chacun vont bientôt faire dégénérer la tragédie annoncée en la plus réjouissante des comédies.

Un père en quête d’un fils dont il a perdu la trace, une mère qui ne sait ce que sont devenus ses deux fils, deux paires de jumeaux que rien ne distingue, pas même le prénom, mais qui ne savent rien de l’existence de leur double – la quête et les troubles d’identité sont au coeur de cette Comédie des erreurs, la toute première comédie de Shakespeare. C’est un thème qu’on retrouvera souvent dans son oeuvre.

Motif récurrent lui aussi, le comique des jeux de mots et calembours s’épanouit en liberté dans la pièce, dont certaines scènes ne tiennent que par un agencement de mots loufoques et d’expressions prises les unes pour les autres. Car La Comédie des erreurs est aussi une formidable comédie du langage, qui demande sans aucun doute à être vue jouée, tant le verbe chez Shakespeare est toujours un verbe incarné.

A la faveur des confusions entre les personnes et des quiproquos, la pièce laisse entrevoir cependant un trouble, qui s’enracine plus profondement sans doute. Chacun des deux Antipholus et des deux Dromio métamorphosé en l’autre se trouve placé dans des situations qui nous font rire, mais révèlent aussi l’expérience troublante de faire l’expérience de l’autre.

Au coeur de ces expériences, la versatilité amoureuse: le trouble qui prend Adriana, soeur de la femme d’Antipholus d’Éphèse, séduite par Antipholus de Syracuse qu’elle confond avec son frère, les quiproquos enchaînés à partir de l’histoire d’un bijou offert par Antipholus d’Éphèse à une courtisane, ou bien encore le récit désopilant de Dromio de Syracuse pris pour son frère (puisqu’il s’agit bien de prendre ici en effet!) par la fille de cuisine sont des scènes à double fond, qui pourraient bien lancer quelques clins d’oeil aussi, mais sans s’y attarder, du côté du tragique. Antipholus d’Éphèse est un bourgeois installé à qui tout le monde accorde du crédit, si ce n’est peut-être sa femme, guère étonnée de ce que les quiproquos entre les deux frères révèlent de la parole d’un mari, en amour du moins, légèrement démonétisée.

Sous le rire, l’effacement des certitudes, les glissements de sens laissent pointer la possibilité d’un monde où l’on chercherait en vain un port, un point fixe, un refuge. Contre quoi la résolution finale, heureuse bien entendue, ne peut rien, dans sa forme artificielle, comme s’il s’agissait de souligner encore que tout au théâtre (et peut-être en ce monde aussi) n’est qu’apparences et jeux de miroirs.

William Wilkie COLLINS: Basil

Une jeune personne rencontrée dans l’omnibus et c’est le coup de foudre. Sur un coup de tête, Basil, le fils d’un gentleman anglais, épouse la séduisante fille d’un marchand, Margaret Sherwin. Basil, qui redoute le jugement de son père devant ce que celui-ci ne manquera pas de percevoir comme une union déshonorante, s’enfonce encore plus dans le déshonneur en acceptant toutes les conditions du très intéressé Mr. Sherwin. A charge pour lui d’épouser sur le champ Margaret et de se livrer auprès d’elle à une cour chaste d’un an. Le retour de Mr Mannion, rentré récemment de France, ne va-t-il pas changer brutalement les choses ? Que penser des manières du secrétaire de Mr Sherwin ? Dans l’obscurité tourmentée d’une nuit de tempête, un pacte semble se contracter entre Mannion et Basil…

Un jeune homme (Basil) un peu trop romanesque rêvant de jeunes filles pures et d’amours désintéressées, un père grand propriétaire terrien jaloux de ses privilèges, une sœur (Clara) entièrement dévouée aux ambitions de son frère, un frère aîné viveur et débrouillard (Ralph), une jeune femme (Margaret) pas si désintéressée et plus portée à la sensualité que ne le croirait son amoureux transi, un père commerçant (Sherwin) négligeant sa femme (Mrs Sherwin) et traitant de ses affaires privées comme il mène son commerce, sous la coupe d’un secrétaire mystérieux (Mannion) qu’anime un sombre désir de revanche. Plus toute une série de convenances, de barrières psychologiques ou sociales, de désirs qu’on ne dit pas. Tels sont les ingrédients de ce (très bon) Wilkie Collins, qui a fini par me réconcilier avec cet auteur, dont je peinais jusqu’à présent à rencontrer l’oeuvre, alors que beaucoup pourtant en disent tant de bien. Mais je m’étais ennuyé à la lecture de L’Hôtel hanté, mon avis sur La Dame en blanc restait très mitigé. Basil me réconcilie avec Wilkie Collins. Je peine à expliquer davantage le plaisir que j’y ai pris, car j’aurais peur d’en éventer l’intrigue. Mais je vais finalement essayer d’autres romans de cet auteur. J’espère que le plaisir sera à la hauteur de celui-ci.

Virginia WOOLF: Vers le phare

« Une soirée d’été sur une île au large de l’Écosse. Pôle de convergence des regards et des pensées, Mrs Ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible. Un enfant rêve d’aller au Phare. L’expédition aura lieu un beau matin d’été, dix ans plus tard. Entretemps, mort et violence envahissent l’espace du récit. Au bouleversement de la famille Ramsay répond le chaos de la Première Guerre mondiale. La paix revenue, il ne reste plus aux survivants désemparés, désunis, qu’à reconstruire sur les ruines… » (Présentation de l’éditeur)

Il y a un moment que j’avais envie de me remettre à la lecture de Virginia Woolf. Le rendez-vous du jour du mois anglais (Journée Bord de mer) a été l’occasion à saisir. Je sors de trois journées d’une lecture émerveillée. Beaucoup considèrent Vers le phare en effet comme le chef d’œuvre de l’auteure. Il s’agit assurément d’un grand livre, d’un très grand livre.

Difficile pourtant de résumer un tel roman. Au centre de l’histoire, un diptyque : avant/après. Avant, c’est-à-dire avant la première guerre mondiale (1ère partie : « La fenêtre »). Une journée d’été sur une île d’Ecosse. Dans la maison de vacances qu’ils occupent avec leur huit enfants, Mr et Mrs Ramsay ont réuni autour d’eux des connaissances. Chacun va à ses pensées, ses préoccupations. Des amours s’esquissent entre des jeunes gens. On parle d’une promenade au phare, le lendemain. Mais il semble que le temps se gâte. Au cours de la soirée qui réunit chacun autour de la grande table et d’une mémorable daube, la pluie finit par tomber. Dix ans plus tard (3ème partie : « Le phare »), après le conflit, certains sont morts, dont Mrs Ramsay. Pourra-t-on faire ressurgir le passé qui n’est plus et exorciser les regrets lors d’une promenade au phare ? Avec cet art des petites choses qui sait révéler les données les plus importantes de l’existence dans des détails apparemment anodins, Virginia Woolf n’a sans doute jamais été aussi subtile que dans ce très grand récit, où percent l’influence de la lecture qu’elle venait de faire de Proust et des relations autobiographique à exorciser. Au centre de l’histoire, la maison, souvenir de la demeure où Virginia Woolf passa ses étés enfant sert de fil entre les différents temps du récit, mis en scène par une courte, mais éblouissante partie centrale (2ème partie : « Le temps passe »).

Difficile pourtant, je le répète, de parler de ce roman. Cela tient essentiellement aux conditions de la lecture. S’il promet une promenade au phare et la douceur d’un paysage de côte anglais, ce n’est pas le genre de livre qu’on lirait à la plage ! Poussant sa manière plus loin encore qu’elle ne l’avait fait dans Mrs Dalloway, Virginia Woolf a produit une sorte de poème où se mêlent des pensées à peine formulées, le passage du point de vue d’un personnage à l’autre parfois au cours d’une même phrase, de sensibles descriptions d’un paysage maritime qui s’illumine sous une plume habile à saisir l’art des choses et l’impression qu’elles font dans la conscience, des idées incidentes. Bien sûr, donc, ce n’est pas un livre facile. Le lecteur se perd parfois d’un personnage à l’autre, se retrouve contraint de résister à certaines de ses habitudes, celle notamment de tourner compulsivement les pages. C’est un de ces textes qu’il faudrait pouvoir lire lentement, très lentement, qui s’éclaire j’en suis sûr à la deuxième ou troisième lecture. Mais quel plaisir de se baigner dans cette eau qui, en une langue sensible et des perceptions diffuses, brasse à la fois la question du passage du temps, du rapport des hommes et des femmes, de la représentation artistique. Et tant d’autres encore !

Christian PERRISSIN et Christian DURIEUX: Geisha, ou le jeu du shamisen (BD – 2 tomes)

Japon, 1912. Setsuko Tsuda a 8 ans quand elle quitte son village avec ses parents pour rejoindre la grande ville côtière. Son père est un ancien samouraï qui noie dans l’alcool la disparition des samouraï au début de l’ère Meiji. Sa mère, ancienne servante de ce guerrier déchu, rumine sa frustration face à un homme qui n’a pas pu lui offrir la vie qu’il semblait lui promettre. Au début, la vie de la famille retrouve une certaine prospérité, jusqu’à ce que le père perde sa jambe dans un accident de tramway. Vendue à une maison de geisha réputée, la fillette va pouvoir aider sa famille et se voir ouvrir la possibilité d’une vie meilleure. Car dans le Japon traditionnel finissant, être vendue à une okija de premier rang est encore considéré comme un privilège : entre servitude et liberté, la fillette au visage disgracieux et à l’allure sauvage va devenir avec les années l’une des grandes virtuoses du shamisen, la guitare à trois cordes. Mais dans un Japon en profonde mutation sociale, y-t-il encore une place pour le monde si particulier des geisha où le raffinement artistique le plus poussé côtoie la prostitution ?

J’avais envie de dessin en noir et blanc ces derniers temps et mon libraire, jamais à cours de ressources quand je lui demande des conseils, m’a mis dans les mains ces deux beaux volumes que j’ai dévorés (dévorés ? Non, dégustés). Les deux auteurs, Christian Perrissin (au scénario) et Christian Durieux (au dessin), sont l’un français, l’autre belge. Ils signent cette belle plongée graphique dans l’univers culturel et artistique d’un Japon entre deux âges. « Chaque case est comme un tableau », m’a dit mon libraire. Et c’est en effet une évocation très poétique qui porte cette histoire d’une vie de geisha dans un Japon dont les codes se transforment sous le jeu d’une modernisation rapide. Nourri à la fois du cinéma, de l’estampe (dont on s’amuse parfois à reconnaître quelques modèles célèbres), de la photographie (qui fait entrer le Japon moderne des ports et des quartiers à l’occidentale entre deux dessins de cerisiers en fleurs ou de villes traditionnelles couvertes de neige), du souvenir de dessins à la plume (j’ai beaucoup apprécié certains profils d’arbres ou ces taches d’encre figurant la présence sombre des feuillages) ou plus généralement encore de toute une fantasmagorie poétique et imaginaire qui constitue le fond graphique d’un pays qui est un univers en soi, le dessin porte avec efficacité cette histoire. Il est à lui seul une aventure, peut-être la plus intéressante de ce récit, même si la plongée presque naturaliste dans l’univers des geisha est l’autre aspect passionnant de l’histoire.

 

Iain PEARS: Le comité Tiziano

« Venise : ses canaux, ses ruelles, ses musées… et son Comité Tiziano chargé par le gouvernement de recenser et d’authentifier les œuvres de Titien. La vie serait belle et douce dans ce décor somptueux si l’un des membres du Comité n’avait pas été retrouvé assassiné dans les Giardinetti Reali, au beau milieu d’un parterre de lys. La séduisante Flavia di Stefano se rend à Venise où elle retrouve Jonathan Argyll, négociant en art. Nos deux complices vont tenter de percer le mystère du Comité qui s’épaissit à mesure que sont perpétrés de nouveaux crimes et que des tableaux de valeur disparaissent. » (4ème de couverture)

L’intrigue semblait alléchante : Venise, un crime commis dans le monde de l’art, Titien. Et c’est la grande déception de ce périple vénitien (et de ce début de mois anglais), commencé avec l’étourdissant L’île enchantée de Mendoza. Je lis au demeurant assez peu de romans policiers. Mais jamais la lecture n’en a été aussi ennuyeuse. J’ai trouvé cela trop classique, trop formel, un rien téléguidé. Le dénouement lui-même est aussi tiré par les cheveux que chez la très classique Agatha Christie, le charme d’Hercule Poirot en moins. Bref, je n’ai pas retrouvé l’humour, le charme, le suspense promis par la renommée de cette série qui se déroule dans le monde de l’art. Je n’y ai pas non plus retrouvé autre chose qu’une Venise artificielle, ou pour couverture de guides touristiques. Dommage : un coup d’œil jeté sur les autres titres m’avait bien donné envie de continuer. Mais la rencontre ne s’est pas faite.

Une fin en demi-teinte donc pour mon périple vénitien et pour commencer ce mois anglais. Mais d’autres belles lectures s’annoncent (dont un « petit » Wilkie Collins dont je parlerai bientôt).

 

Le mois anglais 2018

Je prends les choses un peu en cours (mes lectures m’ont retenu du côté de Venise ces temps-ci), mais comment rater un événement annuel comme le Mois anglais ? Pour ceux qui ne connaissent pas encore (comment est-ce possible ? La toile ne bruit-elle pas chaque mois de juin d’une intensité nouvelle ? Pour sûr, s’il existe quelque civilisation extra-terrestre avancée à plusieurs milliers d’années lumière de la Terre et que leurs savants ont l’idée de braquer leurs détecteurs ondulato-hyper-troniques vers nous, ils doivent se dire que quelque chose décidément se passe chaque année du côté de notre petite tribu terrienne). Pour ceux donc qui ne connaissent pas encore, le mois anglais, c’est un événement organisé chaque mois de juin et pour tous le mois par deux spécialistes es-britisheries : Lou et Chryssilda.

Bref, plein d’événements pour lire et se divertir. La liste des rendez-vous est ci-dessous. Have a good time !

– LC Jonathan Coe (idéalement Testament à l’anglaise) : 1er juin

– Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 2 juin

– Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 3 juin

– Roman policier (choix libre) : 4 juin

– RDV SF / fantasy / surnaturel (roman ou BD avec fantômes, vampires, sorcières…), adulte ou jeunesse : 5 juin

– La région anglaise de votre choix à l’honneur: 6 juin

– Lecture en VO : 7 juin

– Recueil de nouvelles au choix : 8 juin

– Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 9 juin

– Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 10 juin

– OU Bord de mer (roman, film, photos… n’importe où sur la côte anglaise) : 10 juin

– Journée victorienne (films, romans, écrits à l’époque ou se déroulant sur la période) : 11 juin

– Let’s meet Agatha – soit Agatha Frost (Peridale Café), Agatha Raisin ou Agatha Christie : 12 juin

– Rendez-vous au campus (campus novel, film, photoreportage oxbridgien…) : 13 juin

– Roman jeunesse : 14 juin

– Read-a-thon sur 3 jours : du vendredi 15 juin (00h01) au dimanche 17 juin (23h59)

– Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 16 juin

– OU Un roman de J.P. Delaney (La Fille d’avant…) : 16 juin

– Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 17 juin

– Jane Austen (livre de l’auteur, adaptation TV, biopic, livre sur Jane Austen etc) : 18 juin

– OU Un vintage classic (début xxe aux 70’s) – Mitford, Waugh, Sackville West… : 18 juin

– Ghost story (livre/film/série ; Ghost tour si vous y avez participé) : 19 juin

– Anna Hope : 20 juin

– Ironie et humour anglais (roman ou nouvelle au choix) : 21 juin

– Susan Hill : 22 juin

– Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 23 juin

– Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 24 juin

– Roman historique : 25 juin

– OU Un classique (XIXe ou avant) : 25 juin

– Kate Morton : 26 juin

– Hommage aux suffragettes : 27 juin

– Virginia Woolf (livre de l’auteur, adaptation TV, biopic, biographie) OU Cercle littéraire woolfien incluant Vita Sackville-West, E.M Forster, TS Eliot… :  28 juin

– Peter Ackroyd : 29 juin 

– Rois, reines, princes et princesses d Angleterre (ça va du livre historique au roman en passant par des reportages sur des châteaux royaux, votre collection d’assiettes royal family et vos avis sur les robes des mariages royaux depuis la superbe meringue so 80’s de lady Di) : 30 juin