Catégorie : Extraits et citations

Une main

Chez un sculpteur, moulée en plâtre, 
J’ai vu l’autre jour une main 
D’Aspasie ou de Cléopâtre, 
Pur fragment d’un chef-d’oeuvre humain; 

Sous le baiser neigeux saisie 
Comme un lis par l’aube argenté, 
Comme une blanche poésie 
S’épanouissait sa beauté. 

Dans l’éclat de sa pâleur mate 
Elle étalait sur le velours 
Son élégance délicate 
Et ses doigts fins aux anneaux lourds. 

Une cambrure florentine, 
Avec un bel air de fierté, 
Faisait, en ligne serpentine, 
Onduler son pouce écarté. 

A-t-elle joué dans les boucles 
Des cheveux lustrés de don Juan, 
Ou sur son caftan d’escarboucles 
Peigné la barbe du sultan, 

Et tenu, courtisane ou reine, 
Entre ses doigts si bien sculptés, 
Le sceptre de la souveraine 
Ou le sceptre des voluptés? 

Elle a dû, nerveuse et mignonne, 
Souvent s’appuyer sur le col 
Et sur la croupe de lionne 
De sa chimère prise au vol. 

Impériales fantaisies, 
Amour des somptuosités; 
Voluptueuses frénésies, 
Rêves d’impossibilités, 

Romans extravagants, Poèmes de haschisch et de vin du Rhin, 
Courses folles dans les bohèmes 
Sur le dos des coursiers sans frein; 

On voit tout cela dans les lignes 
De cette paume, livre blanc 
Où Vénus a tracé des signes 
Que l’amour ne lit qu’en tremblant. 

Théophile GAUTIER, Émaux et Camées, « Etude de main I.Impéria »

Le Phénix…

Toutes les choses au hasard
Tous les mots dits sans y penser
Et qui sont pris comme ils sont dits
Et nul n’y perd et nul n’y gagne

Les sentiments à la dérive
Et l’effort le plus quotidien
Le vague souvenir des songes
L’avenir en butte à demain

Les mots coincés dans un enfer
De roues usées de lignes mortes
Les choses grises et semblables
Les hommes tournant dans le vent

Muscles voyants squelette intime
Et la vapeur des sentiments
Le coeur réglé comme un cercueil
Les espoirs réduits à néant

Tu es venue l’après-midi crevait la terre
Et la terre et les hommes ont changé de sens
Et je me suis trouvé réglé comme un aimant
Réglé comme une vigne

A l’infini notre chemin le but des autres
Des abeilles volaient futures de leur miel
Et j’ai multiplié mes désirs de lumière
Pour en comprendre la raison

Tu es venue j’étais très triste j’ai dit oui
C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde
Petite fille je t’aimais comme un garcon
Ne peut aimer que son enfance

Avec la force d’un passé très loin très pur
Avec le feu d’une chanson sans fausse note
La pierre intacte et le courant furtif du sang
Dans la gorge et les lèvres

Tu es venue le voeu de vivre avait un corps
Il creusait la nuit lourde il caressait les ombres
Pour dissoudre leur boue et fondre leurs glacons
Comme un oeil qui voit clair

L’herbe fine figeait le vol des hirondelles
Et l’automne pesait dans le sac des ténèbres
Tu es venue les rives libéraient le fleuve
Pour le mener jusqu’à la mer

Tu es venue plus haute au fond de ma douleur
Que l’arbre séparé de la forêt sans air
Et le cri du chagrin du doute s’est brisé
Devant le jour de notre amour

Gloire l’ombre et la honte ont cédé au soleil
Le poids s’est allégé le fardeau s’est fait rire
Gloire le souterrain est devenu sommet
La misère s’est effacée

La place d’habitude où je m’abêtissais
Le couloir sans réveil l’impasse et la fatigue
Se sont mis à briller d’un feu battant des mains
L’éternité s’est dépliée

O toi mon agitée et ma calme pensée
Mon silence sonore et mon écho secret
Mon aveugle voyante et ma vue dépassée
Je n’ai plus eu que ta présence

Tu m’as couvert de ta confiance.

Paul ELUARD, Le Phenix: « Dominique aujourd’hui présente »

Le hasard des rencontres, la forme d’une ville

il m’est arrivé de croiser à plusieurs reprises les mêmes personnes dans les
rues de Paris, des personnes que je ne connaissais pas. A force de les trouver sur mon chemin, leurs visages me devenaient familiers. Elles, je crois qu’elles m’ignoraient et que j’étais le seul à remarquer ces rencontres fortuites. Sinon, nous nous serions salués ou nous aurions engagé la conversation. Le plus troublant, c’est que je croisais souvent la même personne mais dans des quartiers différents et éloignés les uns des autres, comme si le destin – ou le hasard – insistait pour que nous fassions connaissance. Et, chaque fois, j’éprouvais du remords à la laisser passer sans rien lui dire. Du carrefour partaient de nombreux chemins, et j’avais négligé l’un d’eux qui était peut-être le bon. Pour me consoler, je notais scrupuleusement dans mes cahiers les rencontres sans avenir, en précisant l’endroit exact, et l’aspect physique de ces anonymes. Paris est ainsi constellé de points névralgiques et des multiples formes qu’auraient pu prendre nos vies.

Patrick MODIANO, Souvenirs dormants (2017)

Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c’est?

LECHY ELBERNON
Comme c’est tranquille ! La mer est comme un journal qu’on a étalé, avec les lignes et les lettres.
Et là-bas, au-dessus de cette langue de terre, on voit les grands navires passer comme des châteaux de toile.
– Ma chère, nous parlions de vous. Est-ce que c’est vrai que vous n’avez jamais été au théâtre ?
MARTHE
Jamais.
LECHY ELBERNON
Ô ! Et que jamais vous n’étiez sortie de votre pays ?
(Marthe fait un signe que oui.)
Et voici qu’il vous a emmenée ici.
Moi je connais le monde. J’ai été partout. Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre.
Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c’est ?
MARTHE
Non.
LECHY ELBERNON
Il y a la scène et la salle.
Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant.
MARTHE
Quoi ? Qu’est-ce qu’ils regardent, puisque tout est fermé ?
LECHY ELBERNON
Ils regardent le rideau de la scène,
Et ce qu’il y a derrière quand il est levé.
Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c’était vrai.
MARTHE
Mais puisque ce n’est pas vrai ! C’est comme les rêves que l’on fait quand on dort.
LECHY ELBERNON
C’est ainsi qu’ils viennent au théâtre la nuit.
THOMAS POLLOCK NAGEOIRE
Elle a raison. Et quand ce serait vrai encore ? Qu’est-ce que cela me fait ?
LECHY ELBERNON
Je les regarde, et la salle n’est rien que de la chair vivante et habillée.
Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu’au plafond.
Et je vois ces centaines de visages blancs.
L’homme s’ennuie, et l’ignorance lui est attachée depuis sa naissance.
Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c’est pour cela qu’il va au théâtre.
Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux.
Et il pleure et il rit, et il n’a point envie de s’en aller.
Et je les regarde aussi, et je sais qu’il y a là le caissier qui sait que demain
On vérifiera les livres, et la mère adultère dont l’enfant vient de tomber malade,
Et celui qui vient de voler pour la première fois, et celui qui n’a rien fait de tout le jour.
Et ils regardent et écoutent comme s’ils dormaient.
MARTHE
L’œil est fait pour voir et l’oreille
Pour entendre la vérité.
LECHY ELBERNON
Qu’est-ce que la vérité ? Est-ce qu’elle n’a pas dix-sept enveloppes, comme les oignons ?
Qui voit les choses comme elles sont ? L’œil certes voit, l’oreille entend.
Mais l’esprit tout seul connaît. Et c’est pourquoi l’homme veut voir des yeux et connaître des oreilles
Ce qu’il porte dans son esprit, – l’en ayant fait sortir.
Et c’est ainsi que je me montre sur la scène.
MARTHE
Est-ce que vous n’êtes point honteuse ?
LECHY ELBERNON
Je n’ai point honte ! mais je me montre, et je suis toute à tous.
Ils m’écoutent et ils pensent ce que je dis ; ils me regardent et j’entre dans leur âme comme dans une maison vide.
C’est moi qui joue les femmes :
La jeune fille, et l’épouse vertueuse qui a une veine bleue sur la tempe, et la courtisane trompée.
Et quand je crie, j’entends toute la salle gémir.

Paul CLAUDEL, L’échange (1893)

Dans la crevasse

Une légère brise parcourut la crevasse et je sentais sur mes joues un souffle glacial remonter des profondeurs. Une atmosphère étrange émanait de cette salle; les murs étaient animés d’un ballet de lueurs chatoyantes et d’ombres bleutées. À travers les reflets opalescents des parois de glace, quelques rochers lançaient leur éclat sombre et humide. Une mystérieuse menace hantait cet endroit, je sentais son haleine froide, et j’avais l’impression d’avoir pénétré dans un lieu sacré, un sanctuaire avec une formidable voûte de cristal et de murs enchâssés de centaines de pierres précieuses. Par-delà l’immense porte formée par le pont de neige, les ombres se fondaient dans l’obscurité au fond de laquelle se dissimulait une autre crypte silencieuse. La présence menaçante était un pur produit de mon imagination, pourtant elle m’obsédait. Je ne pouvais échapper à l’idée qu’une entité, tapie dans les ténèbres depuis des temps immémoriaux, attendait une victime, patiemment. Maintenant elle m’avait à sa merci, et sans cette échelle de lumière qui m’appelait, je serais peut-être resté là à jamais, paralysé, vaincu par cette terrible paix.

Joël SIMPSON, La mort silencieuse (1988), Editions Glénat, 2004, coll.Points/Aventure, pp.175-176

C’est un long voyage que ce voyage du chalet

Ils montent, ils vont de nouveau à plat, ils montent; c’est un long voyage que ce voyage du chalet, à cause de toute la gorge qu’il fallait longer d’abord d’un bout à l’autre. On compte quatre heures pour la montée, en temps ordinaire, et deux pour la descente, en temps ordinaire, mais le commencement de mai n’était pas encore un temps très favorable et les quatre heures se trouvèrent largement dépassées. Pourtant on avait vu les sapins s’espacer enfin et on commençait aussi à les distinguer jusqu’à la pointe, dans une fine poussiere de jour comme celle que le vent fait lever sur les routes. Les troncs se marquèrent par un peu de couleur plus noire dans le gris de l’air, en même temps qu’en haut des arbres, des espèces de lucarnes aux vitres mal lavées se montraient. Les cinq hommes firent encore un bout de chemin, écartant de devant eux par-ci par-là un dernier rideau d’ombre, puis ils entrèrent tout à fait dans le jour, en même temps qu’ils arrivaient à un espace déboisé, où les lanternes furent seulement deux petites couleurs sans utilité, c’est pourquoi on les a soufflées. Là, il a fallu qu’ils s’avancent avec précaution, à cause d’une large coulée de neige. Crittin allait devant avec sa canne ferrée, commençant par bien creuser avec le pied un trou où il enfonçait jusqu’à mi-jambe, puis il faisait un pas; et les autres suivaient un à un, mettant le pied dans les trous faits par Crittin. On les a vus ainsi avancer les cinq par secousses, par petites poussées, et ils ont été longtemps cinq points, cinq tout petits points noirs dans le blanc. Ils ont été ensuite dans une nouvelle coulée de neige, ils ont été dans des éboulis; en avant, et à côté d’eux, les grandes parois commençaient à se montrer, tandis qu’ils s’élevaient vers elles par des lacets et, elles, elles descendaient vers eux par des murs de plus en plus abrupts, de plus en plus lisses à l’œil. Ici, il n’y avait plus d’arbres d’aucune espèce; il n’y avait même plus trace d’herbe: c’était gris et blanc, gris et puis blanc, et rien que gris et blanc. Et, eux, ils furent de plus en plus petits, là-haut, sous les parois de plus en plus hautes, qui furent grises aussi, d’un gris sombre, puis d’un gris clair; puis, tout à coup, elles sont devenues roses, faussement roses, parce que ce n’est pas une couleur qui dure; c’est une couleur comme celle des fleurs, une couleur trompeuse, qui passe vite, car il n’y a plus de fleurs ici, non plus, ni aucune espèce de vie; et le mauvais pays était venu qui est vilain à voir et qui fait peur à voir. C’est au-dessus des fleurs, de la chaleur, de l’herbe, des bonnes choses; au-dessus du chant des oiseaux, parce que ceux d’ici ne savent plus que crier. La corneille des neiges, le choucas au bec rouge; les oiseaux noirs ou blancs ou gris qui peuvent encore vivre ici, mais sans chansons; à part quoi il n’y a rien et plus personne, parce qu’on est au-dessus de la bonne vie et on est au-dessus des hommes; pendant que le soleil venait, les frappant tous les cinq en même temps sur le côté gauche de leur personne –

C.F. Ramuz, La Grande Peur dans la montagne (1926)

Vint un beau jour de l’arrière saison californienne…

Vint un beau jour de l’arrière-saison californienne, chaud, langoureux, tout imprégné de la douce luminosité de l’été indien, sous un soleil voilé et une brise légère qui dérangeait à peine le calme de l’air tiédissant. Les lointains montagneux s’estompaient derrière d’imperceptibles rubans de brume violette et San Francisco disparaissait à l’horizon sous une enveloppe vaporeuse. La baie luisait comme une expansion de métal en fusion, prairie tranquille et scintillante hérissée de mâts, de haubans et de cheminées immobiles. Au loin dans un halo argenté, le Tamalpais dressait sa forme immense près du Golden Gate, que le soleil déclinant rendait pareil à un chemin d’or pâle. Au-delà, le vaste Pacifique se confondait avec le ciel, où dérivaient de lourdes masses nuageuses, annonciatrices du premier souffle de l’hiver.

L’été, qui touchait à sa fin, refusait encore de mourir et trainait comme un souvenir mauve au-dessus des colline et des vallées, jetant autour de lui un linceul de brume pour y achever paisiblement son existence avec la sereine certitude d’avoir assez vécu. Et, dans les collines, sur leur tertre favori, Martin et Ruth étaient assis, côte à côte, la tête penchée sur les mêmes pages, tandis qu’il lui lisait les sonnets d’amour de la femme qui avait aimé Browning comme peu d’hommes avaient été aimés.

Mais la lecture traînait en longueur. La beauté qui les entourait était trop envoûtante. L’année d’or se mourait comme elle avait vécu, belle, voluptueuse, et la mémoire de ses extases vibrait encore dans l’air. Le rayon jaune et doux de l’arrière-saison tamisait leur volonté, estompait les contours de la moralité et du discernement sous un voile de tulle mordoré. Martin se sentait fondre, vaincu par de soudaines langueurs qui l’enveloppaient par intermittence. Leurs têtes étaient proches et, lorsque la brise légère envoyait les cheveux de Ruth frôler sa joue, les pages se brouillaient devant ses yeux.

-Vous ne faites pas attention à ce que vous lisez, lui dit-elle en voyant qu’il sautait des strophes.

Il la regarda avec une lueur brûlante dans les yeux et faillit perdre contenance, mais il trouva une réplique:

-Vous non plus, dit-il. Quel était le sujet du dernier sonnet?

– Je ne sais pas, avoua-t-elle en riant. J’ai déjà oublié. Laissons là nos lectures. La journée est trop belle.

– Ce sera notre dernière journée dans les collines avant longtemps, reprit-il avec gravité. Un orage se prépare, là-bas, sur la mer.

Le livre lui tomba des mains et ils demeurèrent assis, silencieux et désœuvrés, en contemplant la baie au loin, avec des yeux qui rêvaient et ne voyaient pas. Ruth regarda son cou. Elle ne se pencha pas vers lui. Elle se laissa simplement entraîner par une force étrangère à elle et plus puissante que la gravitation: puissante comme le destin. Elle n’avait qu’a s’incliner de quelques centimètres et elle le fit sans s’en apercevoir. Son épaule toucha celle de Martin avec la légèreté d’un papillon se posant sur une fleur. En sentant qu’il s’appuyait lui aussi contre elle, tout aussi légèrement, frémissant, elle songea qu’il était urgent de s’écarter. Mais elle n’était plus qu’un automate, elle avait perdu toute volonté et tout désir de résister à la délicieuse folie qui s’emparait d’elle. Le bras de Martin passa subrepticement derrière elle et l’entoura. Elle attendit – tendre supplice -, elle attendit – quoi? elle l’ignorait -, haletante, les lèvres sèches et brûlantes, le coeur battant, le sang échauffé par une fièvre inconnue. Le bras remonta et l’attira contre lui. Alors, elle n’attendit plus. Avec un soupir las, d’un mouvement impulsif, spontané comme un spasme, elle posa la tête contre sa poitrine. Il se pencha sur elle, approcha ses lèvres et les lèvres de Ruth vinrent à leur rencontre.

Jack LONDON, Martin Eden, traduction Francis Kerline, Editions Phébus

L’art de savoir ce que l’on n’aime pas en art

M. Gérôme avait rénové déjà le glacial ivoire de Wilhem Miéris, M. Bouguereau a fait pis. De concert avec M. Cabanel, il a inventé la peinture gazeuse, la pièce soufflée. Ce n’est même plus de la porcelaine, c’est du léché flasque ; c’est je ne sais quoi, quelque chose comme de la chair molle de poulpe. La Naissance de Venus, étalée sur la cimaise d’une salle, est une pauvreté qui n’a pas de nom. La composition est celle de tout le monde. Une femme nue sur une coquille, au centre. Tout autour d’autres femmes s’ébattant dans des poses connues. Les têtes sont banales, ce sont ces sydonies qu’on voit tourner dans la devanture des coiffeurs ; mais ce qui est plus affligeant encore, ce sont les bustes et les jambes. Prenez la Vénus de la tête aux pieds, c’est une baudruche mal gonflée. Ni muscles, ni nerfs, ni sang. Les genoux godent, manquent d’attaches; c’est par un miracle d’équilibre que cette malheureuse tient debout. Un coup d’épingle dans ce torse et le tout tomberait. La couleur est vile, et vil est le dessin. C’est exécuté comme pour des chromos de boîtes à dragées; la main a marché seule, faisant l’ondulation du corps machinalement. C’est à hurler de rage quand on songe que ce peintre qui, dans la hiérarchie du médiocre, est maître, est chef d’école, et que cette école, si l’on n’y prend garde, deviendra tout simplement la négation la plus absolue de l’art!

HUYSMANS, L’art moderne, le salon de 1879