Ce qui, sur le papier, devait être une rejouissante comédie ne tarde pas à tourner étrangement: en pleine représentation des Joyeux démons, les Hommes de Westfield , une des troupes les plus célèbres à Londres en cette fin du XVIème siècle, sont soudainement confrontés sur scène à une créature sortie tout droit de l’enfer. Bientôt, ce sont d’autres interventions mystérieuses qui viennent troubler le cours normal des représentations. Nicholas Bracewell et les siens ne seraient-ils pas aller trop loin en croyant pouvoir rire de tout, même des puissances démoniaques? Dans une Angleterre où se renforce chaque jour le pouvoir des puritains, il va leur falloir jouer serré pour remonter jusqu’à l’origine mystérieuse de la malédiction qui les frappe.

Ce deuxième volume des Enquêtes de Nicholas Bracewell est dans la ligne du premier. Une intrigue ici un peu plus serrée, plus complexe, moins formelle qui joue habilement des coups de théâtre sur scène comme dans la vie. Une reconstitution habile du théâtre à Londres à la grande époque du drame elisabéthain. Voilà les principaux ingrédients d’une recette qui marche bien. La critique puritaine du théâtre, la condition des malades mentaux dans les asiles d’aliénés de l’époque, le goût pour l’alchimie et l’astrologie, ainsi qu’une obscure affaire de spoliation donnent au récit le contexte d’enquête historique qui fait l’intérêt aussi de la série. Bref, on passe un bon moment. Et c’est cela qui compte ! Du coup, je me suis plongé, à peine celui-ci fini, dans le 3ème volume. A suivre donc encore…

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