Mois : décembre 2017

Joyeux Noël

Je vous souhaite de belles fêtes, une belle soirée de réveillon et une bonne journée de Noël.

Et à tous peut-être quelques belles lectures au pied du sapin.

 

 

Théophile GAUTIER: La Cafetière

Dans une chambre, en Normandie, où son arrivée tardive au domaine d’un de ses amis l’a poussé prestement à rechercher un repos réparateur, Théodore est conduit à assister à une bien étonnante scène. Sous ses yeux ébahis, le décor de la pièce commence à prendre vie. Des personnages descendent de la tapisserie où ils étaient représentés, la cafetière et les fauteuils se déplacent pour venir se placer près de la cheminée. Minuit sonne. La danse commence. Théodore devra-t-il rester spectateur jusqu’au matin de cette féérique assemblée? C’est compter sans la belle Angela, délicate jeune fille, qui est restée à l’écart jusqu’à présent…

Bien qu’il n’y soit nullement question de Noël, mais d’un bal et d’un amour fantastique, j’entre enfin avec ce conte de Théophile Gautier dans le temps des lectures de fin d’année. Le récit qu’on se raconte au coin du feu la veille de Noël en effet est un motif récurrent de la littérature fantastique. Le Tour d’écrou d’Henry James, ne commence pas autrement. Pour cette raison sans doute – l’autre étant que parmi les premiers vrais livres de littérature que j’ai lu il y a eu beaucoup de récits fantastiques et qu’en cette période de l’année on aime à renouer avec certaines joies de l’enfance – j’aime retrouver, le temps de Noël, certaines de ces histoires, qui sont le plus souvent aussi des récits pleins de fantaisie, comme j’aime à me plonger aussi dans certains recueils de contes, tels que ceux d’Andersen. Il ne fallait pas mieux que La cafetière pour combler ce désir.

Texte de jeunesse (Gautier n’a alors pas 20 ans), c’est un de ces contes charmants, sans doute un peu artificiel, ou dans lequel apparaissent de toute part les ficelles, mais qui se lit d’un trait, avec le plaisir de passer un bon moment en compagnie d’un auteur raffiné. Tout Gautier est déjà en effet contenu dans ce récit: l’influence d’E.T.A Hoffman dont l’auteur assume le mélange du surnaturel et de la fantaisie, le goût pour l’époque de la Régence, le culte de l’art, la sensibilité amoureuse, une imagination volontiers chimérique. Point culminant, la danse au cours de laquelle le narrateur tourbillonne avec une charmante apparition au teint de porcelaine et la façon dont il s’en réveille en sachant que ce qui pourrait donner sens à sa vie est désormais définitivement derrière lui est de ces passages délicats qui dans l’adolescence m’auraient provoqué mille tourments délicieux. Je vois mieux avec le temps à quel point tout ceci est travaillé. Mais ce conte est plein de charme et d’une féerie qui m’a donné envie de continuer ces temps-ci dans l’oeuvre de Théophile Gautier. J’ai ouvert à la suite Les Jeunes-France, recueil plein d’une fantaisie délicieuse, sur lequel je reviendrai ici d’ici quelques jours.

Véronique OLMI: Bakhita

Elle ne s’appelle pas encore Bakhita. Elle est alors une petite fille, une enfant, vivant auprès de ses parents comme le font tous les enfants, ou comme ils devraient pouvoir le faire, dans un village du Darfour, où elle aime déjà à raconter des histoires aux autres enfants, à tenir les plus petits tout près d’elle. De ce village, de sa langue, de son nom même, elle oubliera bientôt tout, ou presque. Enlevée à sept ans, elle est réduite en esclavage, passe de maîtres en maîtres, subit la soumission, les violences, les tortures, le viol. Un jour, elle est rachetée par le consul d’Italie, qui la ramène avec lui en Europe…

C’est le livre de la rentrée, dont tout le monde parle, un formidable succès de librairie. Je me tiens habituellement éloigné de ces engouements saisonniers – sans doute parce que j’aime prendre le temps de laisser se construire le désir d’un livre, sa nécessité. J’ai plongé, cette fois-ci, pour des raisons diverses, dont la principale tient au destin de cette Bakhita – comme pour beaucoup des lecteurs qui s’arrachent le livre ces temps-ci, c’est une découverte: cette femme née dans un village dajou du Darfour à la fin du XIXème siècle, tombée en esclavage à l’âge de sept ans, entrée dans les ordres en Italie, où elle traversera les deux guerres mondiales, le fascisme, devenue en 2000 sainte Joséphine Bakhita, à l’issue de sa canonisation par Jean-Paul II. Au croisement de l’histoire de l’esclavage et des stratégies d’appropriation de ce parcours hors du commun par le pouvoir politique ou religieux, ce destin avait tout pour me séduire. Et le livre de Véronique Olmi, malgré quelques réserves qui ne sont apparues que dans les 100 dernières pages, est une belle réussite.

Car c’est d’abord un très beau livre, très émouvant, d’une force littéraire accomplie. Un uppercut à la poitrine dit sur son blog Eve. Je suis d’accord. Difficile devant un tel livre de ne pas sentir plusieurs fois monter les larmes. L’émotion est au comble. Grâce à une gradation discrète mais efficace, Véronique Olmi donne de l’esclavage dans le nord-est africain au XIXème siècle une description à la limite du soutenable. Ce sont les pages les plus fortes du livre sans doute. Surprenante d’abord par sa concision, une forme de sécheresse qui dans les trente premières pages donnerait presque l’impression de ne rien accrocher, la langue de Véronique Olmi impose peu à peu sa nécessité, se gonfle à l’occasion, recherche à tout moment une précision qui permet de reconstituer sans pathos un destin pathétique. Il est difficile de raconter dans l’espace d’un billet ces pages sombres, mais magnifiques: la longue marche des esclaves où aucune vie, même celle des nourrissons, n’est respectée, l’évocation à la fois si violente et si pudique des violences sexuelles subies par Bakhita ou des tortures, bien d’autres scènes encore parviennent à donner un contenu sensible à la réalité de l’esclavage, sans jamais verser dans le discours moralisateur ni dans le débordement de bons sentiments.

Il y a quelque chose de théâtral dans ce dispositif bien sûr. Véronique Olmi écrit aussi pour le théâtre. L’émotion comme moyen de combler la distance entre cette destinée étrangère, cette trajectoire spirituelle de chair et de sang et notre propre vie. On appelle cela l’incarnation. Et il est intéressant que cette question qui est celle du théâtre soit aussi celle du christianisme. Je vous laisse découvrir par quel chemin Bakhita, esclave soudanaise, finira par rejoindre l’Italie et par entrer dans les Ordres. Il y a aussi quelque chose de romanesque dans ce destin. Et je ne voudrais pas gâcher ce romanesque.

C’est, m’a-t-il semblé, la deuxième réussite de ce livre: évitant l’écueil du récit d’édification religieuse, Véronique Olmi trouve à raconter de l’intérieur la rencontre de Bakhita avec le dieu chétien. Une rencontre qui est d’abord celle de l’Italie (de belles pages sur Gênes, sur Venise). Qui se nourrit de la conscience que le destin de ceux qui souffrent est partout le même sur la Terre, que si l’esclavage est une indignité qui place celui qui l’a subi toujours en position de dominé, une courbure qu’aucun acte d’affranchissement ne pourra jamais effacer, il est aussi une richesse intérieure qui donne à celui qui l’a vécu la compréhension intime de ce que vivent tous ceux qui souffrent. La rencontre de Bakhita avec la figure souffrante  de Jésus crucifié et son entrée, à Venise, au couvent est un des moments très émouvants du livre. Je connais peu de descriptions aussi inspirées, aussi sensibles du véritable sentiment amoureux qui peut envahir le chrétien sinon quelques belles pages de Zola (mais qui traite cet amour sous l’angle de la pathologie) ou de Thérèse d’Avila (mais qui brûle d’un tel feu qu’on peine parfois à la suivre).

Le livre de Véronique Olmi aurait pu s’arrêter là. J’ai moins été convaincu en effet par la deuxième partie du roman. Les longues années de vie religieuse de Bakhita, la popularisation de son histoire dans l’Italie fasciste, au moment où le régime décide d’envahir l’Ethiopie, auraient mérité, me semble-t-il, un autre livre. Instrumentalisée par le régime, peut-être aussi par son propre ordre religieux, Bakhita restera au fond cette esclave à quoi l’ont réduit à sept ans les trafiquants d’esclaves. Le jeu du pouvoir fasciste, la collusion avec le pouvoir de certains religieux, la porosité entre évangélisation et colonisation sont des aspects du destin de Bakhita qui auraient demandé à être étayés.  Le service de Dieu impose-t-il qu’on accepte tous les esclavages? Même celui de rendre une visite au Duce? J’aurais aimé que Véronique Olmi ne se contente pas d’effleurer ces questions.

Mais son livre demeure cependant un très beau livre.

 

Anne PERRY: Le Spectacle de Noël

Dans un manoir du Yorkshire, coincé par la neige en hiver, des comédiens se sont réunis pour jouer une adaptation de Dracula de Bram Stocker. Bien sûr, quand on est coupé du monde par des intempéries qui rendent les chemins impraticables et qu’on a justement l’idée de mettre en scène des histoires de vampire, les choses ne peuvent pas en rester là! C’est alors qu’un mystérieux voyageur fait son apparition. Quel est cet homme au charme troublant qui semble si bien s’y connaitre en histoires de vampires? Comment expliquer l’attraction ou la répulsion qu’il inspire et sa connaissance poussée des choses de la scène?

Que dire de ce récit, sinon que c’est un Anne Perry? Un petit Anne Perry, dans la série des Petits Crimes de Noël, qui sortent chaque année, à point, au moment où s’allument dans les rues les décorations de Fêtes et que l’air commence à humer le parfum de la soupe d’huitres au champagne et de la dinde aux marrons. Habituellement, je lis chaque année ces textes. Mais il m’en reste quelque uns, retrouvés sur le coin d’une étagère, à côté des guirlandes de l’an passé. Tous ne sont pas excellents, au delà de l’ambiance particulière, de cette atmosphère de Noël qui suffit la plupart du temps à me satisfaire.  Mais il faut avouer que ce Spectacle de Noël, paru il y a déjà quelques années, est plutôt un bon cru, en tout cas si on aime le théâtre… et les histoires de vampires. Un hommage appuyé au livre de Bram Stocker et au monde du théâtre anglais, avec, en guest-star, Caroline, la mère de Charlotte Pitt. Tiens, je reprendrais bien une petite papillote, moi!

Albéric d’HARDIVILLIERS: L’écriture de l’ailleurs

« Les quelques jours qui précèdent un départ, ralentis dans leur écoulement par le poids de l’attente, m’ont toujours plu au-delà de ce que je puis exprimer. C’est que je retrouve en eux un peu de la fébrilité qui précède l’arrivée d’un orage sur une ville asséchée et, dans l’épaisseur de la température, l’annonce des aéroports, des trains pour l’Orient, un début de solitude et de sérénité… »

La collection « Petite philosophie du voyage » éditée par Transboréal, au-delà de la référence à une « philosophie », que je trouve plutôt inutile ici (ou bien s’agit-il seulement d’une pointe humoristique?), réunit tout un ensemble de livres précieux aux titres évocateurs et pleins de charme: L’Euphorie des cimes, La Poésie du rail, Les Vertiges de la forêt, Les Arcanes du métro, Les Audaces du tango. Descriptions de voyages sensibles, ce sont de délicieux petits livres, à l’édition soignée, dont je collectionne depuis quelques temps les titres, en attendant le moment propice. L’écriture de l’ailleurs est le premier que je lis vraiment, c’est-à-dire intégralement. Et je dois dire qu’au delà des informations précises que je venais y chercher (je travaille en ce moment sur ce thème), j’ai passé un joli moment de lecture avec ce texte.

A peine la première page tournée, le livre d’Albéric d’Hardivilliers en effet vous embarque. L’auteur est écrivain, c’est-à-dire écrivain voyageur. Et son livre est un éloge du voyage, en même temps que des livres, des livres qu’on emporte en voyage comme de ceux qu’on y écrit. Bref, voici une belle réflexion sur la façon dont l’expérience du voyage se nourrit de lectures et à son tour se sédimente dans de nouveaux textes qui à leur tour sans doute produiront une façon de voir, un enrichissement du regard, qui peut être aussi un recouvrement, étant entendu que l’expérience que nous faisons du monde n’est jamais vide, mais traversée aussi de motifs, de lieux communs, de souvenirs qui ouvrent un horizon d’attente à chacune de nos expériences. Comment trouver la juste distance entre ce qui est attendu et ce qui est vécu en voyage? Comment garantir la véracité de ce qui en est raconté? Et d’abord le faut-il?

Bien sûr, aucune de ces questions n’est franchement nouvelle. Mais Albéric d’Hardivilliers sait se garder de toute théorisation abusive. C’est ce qui fait le plaisir de ce livre. A travers l’évocation de ses lectures, de ses voyages, il livre une réflexion toute personnelle, parce qu’elle est d’abord la traduction d’une expérience, d’un vécu: l’ambiance à Sana’a quelques mois après les attentats du 11 septembre et l’émerveillement pointé de déception du jeune « aventurier », l’esprit encore tout plein des récits de Malraux et d’un imaginaire à la Pierre Loti; le besoin de retrouver, le soir, à Damas, la compagnie d’un livre et le délice de se fondre dans cette langue française, soudain si transparente; le trajet qui relie Bergen à Oslo et l’expérience de rêverie qui s’en dégage; le télescopage des lieux, ainsi ce coin de Brooklyn qui tout à coup faisait penser à Londres, parce que les fenêtres et les tuyauteries y étaient peintes en noir.

Bref, si vous tombez dessus, n’hésitez pas. Et puis, on y prend furieusement l’envie des livres… et des voyages.

Veijo MERI: Une histoire de corde

« Joose Keppilä trouva une corde sur le chemin de l’intendance. Probablement était-elle tombée de la charrette d’un tringlot négligent. C’était la seule chose utilisable et universellement valable qu’il eût trouvé au cours de toute la campagne. Intacte, en pleine fibre, toute neuve et toute nette, les deux bouts bien finis ». Bien déterminé à emporter sa trouvaille chez lui en douce à l’occasion d’une permission qui le ramène du front russe, Joose décide de s’entortiller le corps de cette corde. Pour le malheureux soldat, commence alors un long, un très long voyage…

Je ne crois pas avoir jamais lu de livre finlandais. Mais si cette histoire de corde est à l’image des livres qu’on publie là-bas, je pense que la Finlande doit être un bien intéressant pays, où l’on cultive une forme de distance par rapport aux choses, un humour à la fois ravageur et retenu, qui tombe à point dans ce récit qui est l’histoire, vue par le petit bout de la lorgnette, d’une guerre bien étonnante à son tour. Suédoise depuis le moyen-âge, puis russe au XIXème siècle, la Finlande est un pays récent qui a acquis son indépendance en 1917, à la suite de la Révolution russe, indépendance défendue de haute lutte à l’occasion d’un guerre civile qui opposa la jeune nation finlandaise aux « rouges » soutenus par la Russie. En 1939, à la faveur du nouveau conflit en Europe, la Finlande est attaquée par Staline, vaincue une première fois, obligée de céder une partie de la Carélie. Puis c’est tout le pays qui est menacé d’annexion à l’Union Soviétique. Devant la pression du voisin russe et l’absence de toute autre solution d’alliance en ce temps troublé où l’indépendance du pays n’est pas le principal souci des nations européens, la jeune république finlandaise est conduite à passer un accord militaire avec l’Allemagne nazie et s’engage, du côté du Troisième Reich, à condition de rester sur des positions défensives, dans la guerre contre la Russie. Ainsi la Finlande offre dans l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale le cas singulier d’un Etat démocratique – et la Finlande resta une démocratie tout au long de la guerre – allié aux nazis. Je ne connaissais pas cette histoire. Et j’ai appris même, en faisant quelques recherches par la suite, que cette situation ubuesque devait aboutir à plusieurs situations inimaginables: ainsi ces combattants finlandais de religion juive qui, pour défendre leur pays menacé par l’Union soviétique, servirent dans l’armée finlandaise alliée de l’Allemagne et se virent même pour certains d’entre eux décerner la croix de fer par le régime nazi! On comprend qu’avec une telle histoire on soit conduit parfois à développer une vision de la guerre – et du destin des peuples – qui ne soit pas banale.

Car c’est là le principal intérêt de ce livre. Dans le train qui conduit le soldat Joose jusque chez lui en permission, les personnes se croisent, toutes revenant du front, avec chacun son lot d’anecdotes, ses bons mots, ses coups de sang ou ses histoires à raconter. Dans un désordre qui n’a d’égal que la troupe fatiguée et les absurdités du conflit, des bribes de conversation s’enchaînent, des morceaux de scènes, parfois des histoires entières qui sont autant de vues, singulières, limitées, mais toujours significatives de la violence guerrière. Ainsi l’histoire de ces cochons échappés grignotant les cadavres de soldats oubliés dans un champ. Ou ces deux soldats partis récupérer des ossements sur le champ de bataille et bernés par l’interne qui les avait engagé pour une histoire de besace. Ou encore cet adjudant fou, seul homme clairvoyant peut-être dans la folie de la guerre. Ou cet aviateur tombé de l’avion laissant son passager tranquillement installé à l’arrière. Ou cet autre qui manqua sa cible.

Au cours du voyage, des contretemps viennent rajouter encore aux conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles Joose, le corps ceint d’une corde dans laquelle il étouffe, tente de rejoindre sa famille, et enrichir le récit de nouvelles anecdotes: ainsi ce chef de convoi allemand qui s’affale sur le quai au moment de sauter dans le dernier wagon, plein de morgue et de suffisance, et qui finira écrasé par l’Express en essayant de rejoindre son train en suivant les voies. Joose est lui-même au centre de plusieurs de ces scènes, où on le prend pour un ivrogne, où l’on s’inquiète de sa santé.

Il ressort de tout cela une vision explosive, dans laquelle le macabre côtoie volontiers le grotesque, un ton très singulier pour parler de la guerre, à rebours de toute idéalisation ou héroïsme nationalistes. Découvert au fond de ma PAL, ce livre que je ne me souviens même pas d’avoir acheté un jour est la bonne surprise de ce début de Décembre nordique. D’ailleurs cela ne m’étonne pas trop: tout ce que publient les Editions Sillages, une « petite » maison à découvrir, vraiment, est du meilleur niveau, et je n’y ai fait jusqu’à présent que de très belles découvertes.

 

Marathon de lecture: 5 x Noël

Pour entrer dans le temps de Noël, Samarian et Chiky Poo , spécialistes en festivités livresques et autres pour ce mois de décembre, proposent ce week-end un marathon de lecture qui durera jusqu’à dimanche minuit. Vu le froid qui règne ces temps-ci et la météo qu’on nous prévoit pour ces prochains jours, je me suis inscrit avec plaisir à ce marathon. Les choses ont vraiment commencé pour moi à 22h.  Je tiendrai à jour ce billet au fur et à mesure de mes lectures.

Vendredi 1er

22h je tourne la première page de Je voyage seule un thriller du norvégien Samuel Bjørk.

22h15 je suis déjà bien accroché à ma lecture. Rendez- vous dans une heure ou deux. Je pense que ce livre va me plaire…

23h45 bien malgré moi, mes yeux se ferment pendant que j’essaie d’avancer encore un peu dans ma lecture. Je crois qu’il est plus raisonnable de continuer demain.

Samedi 2

7h30 C’est reparti! Après une petit tournée des blogs, je replonge dans ma lecture.

9h30 l’ambiance norvégienne de ce thriller est passionnante, mais je dois mettre ma lecture en pause. J’ai pas mal de travail aujourd’hui. J’essaierai d’y revenir plus tard dans la journée.

18H30 de retour au chaud dans mon canapé. Je m’offre une heure de lecture.

23H Je me suis remis à ma lecture vers 21H après avoir repris des forces grâce à un bon plat de gnocchi saupoudrés de noisettes, noix muscade et pecorino; une bonne petite salade aux cranberries; mais pas de vin! Je dois garder les idées claires 🙂 Je compte bien lire jusqu’à minuit au moins! Je prends le temps de répondre aux commentaires, mais je ne pense pas pouvoir faire le tour des blogs ce soir. J’y passerai demain matin après une bonne (courte?) nuit de sommeil.

Dimanche 3

10H J’ai finalement fini hier soir vers minuit et demi. Après un petit tour des blogs pendant le petit dej’, je file de nouveau travailler. Retour à la lecture cet après-midi avec, je pense, un petit Anne Perry, histoire de me remettre du rythme trépidant du thriller de Bjørk.

14H20 après un bon petit resto  (poulet au morilles, miam!),  je me pose dans un salon de thé et commence à entrer dans l’ambiance de Noël.

16H45 retour à la maison. Je poursuis  ma lecture de Anne Perry: dans un manoir du Yorkshire coincé par la neige à Noël, des comédiens se sont réunis pour jouer une adaptation de Dracula de Bram Stocker… L’Oratorio de Noël de J.S. Bach m’accompagne dans ma lecture. A la baguette, René Jacobs.

21H30 J’ai fini le Anne Perry dans l’après-midi. Un bon cru, je trouve, avec bien sûr les limites du genre. Mais on passe un bon moment, ce qui est le but de ce type de récit. Après un tour des blogs, je replonge dans Je voyage seule que j’ai dû abandonner hier soir (parce qu’il faut bien se coucher parfois! même si je continue de rêver, comme je le faisais parfois adolescent de ces livres dévorés tout au long de la nuit et achevés au petit matin. Il faudra que j’essaye pour un prochain marathon peut-être, mais ce sera un week-end sans travail!)

Lundi 4 – bilan

Le marathon s’est achevé pour moi hier soir, un peu après minuit et demi. J’ai poussé un peu plus tard que je ne l’avais prévu, mais j’ai fini mon thriller norvégien – non, on n’abandonne pas un thriller dans les 50 dernières pages!

Au bilan de ce week-end, donc, deux livres:

Je voyage seule de Samuel BJØRK. Un thriller très efficace, que j’avais mis au programme des lectures de ce mois de Décembre Nordique. Pour mon billet, rendez-vous le 22/12, jour de la LC Norvège.

Le spectacle de Noël d’Anne PERRY. Qu’en dire, sinon que c’est un Anne Perry? Un de ces « petits crimes de Noël  » auxquels je reviens chaque année, non parce que ce seraient les meilleurs polars du monde, mais comme on revient à la dinde ou aux papillotes. Ça fait partie du moment et on y passe agréablement quelques bonnes heures de lecture.

Je ne pensais pas avoir le temps de lire beaucoup ce week-end, mais en raccourcissant un peu les nuits, je suis quand même arrivé à tourner près de 800 pages. Un bon bilan finalement!

 

 

En route vers Noël

Comme chaque année, mon blog en ce début décembre a pris son costume de fêtes.  Bougies allumées sur la table, ambiance feutrée, j’entre tranquillement dans ce temps où les sollicitations de lecture se font toujours plus nombreuses. L’année dernière, j’avais placé décembre sous le thème du blanc et de la neige. Je me suis inscrit cette année au décembre nordique de Cryssilda. Au programme, lectures scandinaves, finlandaises, islandaises. J’irai sans doute faire aussi un petit tour du côté du Grand Nord canadien ou de l’Alaska en compagnie de James Oliver Curwood et de Jack London. Et puis quelques lectures de Noël, un petit Anne Perry de décembre, d’autres livres encore, relancé sans doute par tous les beaux billets que je picorerai ici ou là – décembre est un mois heureux pour le blogueur!

Ci-dessous un aperçu de ma PAL: