Verne (Jules), 20000 Lieues sous les mersA la poursuite du narval géant qui depuis quelques temps hante, dit-on, les mers du globe, le professeur Aronnax, du Museum d’Histoire naturelle, échoue, avec ses deux compagnons, dans un bien étrange navire : le Nautilus, un submersible, commandé par un mystérieux capitaine, qui se donne le nom de Nemo – c’est-à-dire Personne. Mais qui est le capitaine Némo ? Un fou ? Un savant excentrique ? Un misanthrope génial ? Pour les trois hommes prisonniers du géant métallique, c’est un voyage de plusieurs dizaines de milliers de lieues sous les mers qui commence.

 

Les fonds marins, le capitaine Némo, le Nautilus – Vingt mille lieues sous les mers est un de ces récits inspirés qui, alors que la lecture en est parfois un peu laborieuse, continuent à hanter l’imagination de ceux qui l’ont lu comme de ceux qui ne l’ont pas lu. C’est qu’il y a quelque chose de fascinant dans ce récit. Si l’idée d’une plongée dans les eaux, d’un voyage sous-marin de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, d’une découverte du monde par l’exploration aquatique n’a plus pour le lecteur d’aujourd’hui l’attrait d’une nouveauté à peine imaginable, il subsiste toujours quelque chose de fascinant dans cette représentation d’un autre monde de sous la surface, une sorte de réalité alternative à la nôtre, mais qui la côtoie, sous le miroir des eaux que nous observons depuis le monde des hommes : un autre monde synonyme de grandes profondeurs, de gouffres peuplés de créatures inimaginables. C’est là que l’obscur capitaine Némo a trouvé une retraite pour héberger ses blessures et sa haine de l’homme occidental.

 

Le monde du capitaine Nemo, désormais, c’est son navire. L’autre création fascinante de Jules Verne dans le roman – après Némo – tient sans doute justement dans l’invention du Nautilus : un véritable palais sous-marin, un trésor de technologie, avec son orgue et sa bibliothèque de plusieurs milliers de volumes, qui permet d’observer, comme par la fenêtre, les splendeurs du monde sous-marin. Dans le livre de Jules Verne, ce monde est bien entendu un monde de mots. L’aventure du professeur Aronnax est le prétexte à une formidable encyclopédie. Vingt mille lieues sous les mers est une plongée extraordinaire dans les mots. Plus que jamais Jules Verne s’y adonne à son goût pour les nomenclatures : listes de noms de poissons, de crustacés, de coraux, d’algues, etc. Le voyage du professeur Aronnax et de ses compagnons est l’exploration d’une encyclopédie maritime.

 

 

Une adaptation de ce roman est visible au Festival OFF d’Avignon

au Théâtre du Chien qui fumedu 6 au 28 juillet 2013 à 11h

Compagnie Imaginaire Théâtre

Avec : SYDNEY BERNARD, THIERRY LE GAD
Assistante : Véronique Durand
Décorateur : Patrick Chemin
Effets spéciaux : Vannes ATC
Dir. Acteur : P.Pezin J.P. Gaillard
Musiques : John Scott
Régisseur : Thomas Cossia

 

Les comédiens de la Compagnie Imaginaire Théâtre imaginent une conférence donnée par le professeur Aronnax, de retour de l’expédition qui l’a vu prisonnier du Nautilus avec ses compagnons Le public se trouve convié à cette conférence. A grand renfort d’effets et de machines, ils restituent avec malice l’univers du roman de Jules Verne – et donnent quelques moments de délice participatif aux spectateurs, notamment l’invasion de la salle par une pieuvre géante, dont les tentacules gonflables flottent au-dessus des têtes. Un régal pour les petits (et pour les grands qui les accompagnent).


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