Rejeté par le siens, parce qu’il est différent d’eux, un merle blanc part en quête d’un endroit où vivre sur terre et de sa propre identité…


Le résumé est injuste avec le texte. Il pourrait faire croire à quelque chose d’un peu lourd sur la singularité romantique et le mal du siècle ou bien encore, comme je l’ai lu -hélas- dans un commentaire scolaire à une ode à la différence. Rien de cela. C’est un conte charmant, dans le goût de certaines histoires d’E.T.A. Hoffmann, une fantaisie, où Musset joue avec sa propre vie (on reconnaît George Sand sous les plumes d’une jeune merlette), plaisante de ses propres mythes (la solitude du génie), épingle au passage la société littéraire de son temps. Je ne connaissais pas les contes de Musset. C’est le premier que je lis. Mais on trouve dans celui-ci quelque chose du ton de La Princesse Brambilla de Hoffman qui, rapproché de la profondeur, notamment politique, de certains drames (je pense à Lorenzaccio), me dit que je ne vais pas tarder à replonger le nez dans l’ oeuvre de Musset.

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