téléchargementUn après-midi de début octobre, éclatant de soleil et des couleurs de l’automne. Pour les inspecteurs présents ce jour là au commissariat du 87ème district, Meyer, Hawes et Kling, c’est une journée de routine: rapports, appels téléphoniques. Une bonne petite journée de travail comme on en connait aussi dans la police. Tout cela si une femme ne s’était pas mise en tête de faire irruption dans le commissariat.  Elle dit qu’elle cherche l’inspecteur Carella.  Elle a un .38 dans la main. Et elle prétend qu’elle fera tout sauter avec un flacon de nitro-glycerine qu’elle cache dans son sac, si on ne la laisse pas tuer Carella…

 

Pour me sortir de mes « lectures pieuses » de ces derniers temps (par exemple ici et ici), je me suis dit qu’il n’y avait rien de tel qu’un bon petit Ed McBain. Cela se lit d’un trait en une soirée. On peut en enchaîner deux-trois sur plusieurs journées. Et comme je continue à penser qu’avec cette série l’auteur a produit, l’air de rien, un projet romanesque d’une telle ampleur, et d’une telle justesse, que ce n’est pas sans raison, pour une fois, que le quatrième de couverture accrocheur le compare à La Comédie Humaine, bref, c’est encore avec un réel plaisir que j’ai retrouvé toute l’équipe du 87ème district et la  bonne ville d’Isola, double fictif de Manhattan. Ce roman n’a pas fait exception.

Ceci dit, cette Soupe aux poulets n’est peut-être pas le meilleur volume de la série, même si Ed McBain y joue avec deux motifs canoniques des histoires policières: la prise d’otages et son huis-clos dramatique, le mystère de la chambre close. Enquêtant  sur un suicide douteux, Carella se trouve confronté au problème qui a avant lui agité bien des détectives de romans policiers: comment le mort a-t-il pu être assassiné dans une pièce fermée de l’intérieur? Ce mystère a la facheuse tendance de le tenir éloigné du commissariat, relançant le suspense de la première histoire, qui s’enchaîne aussi, je vous laisse découvrir comment, avec l’histoire privée dès personnages récurrents, puisque Teddy, la femme de Carella attend un bébé. Un bon roman policier donc,  sans genie, mais qui fait pour ainsi dire le tampon entre deux sommets de l’oeuvre (je parlerai bientôt de ce beau morceau de suspense policier que constitue le volume suivant: Pas d’avenir pour le futur; il faudra que je trouve aussi le temps de rédiger un billet sur les volumes 6 et 7 de la série  que je n’ai pas pris le soin il y a quelques  mois de chroniquer).

 

6 comments on “Ed McBain: Soupe aux poulets (87ème District, 8)”

  1. J’en suis très exactement à cet endroit de ma lecture, prévoyant d’emmener le gros volume en valise cet été! J’espère qu’il y passera dans sa totalité! (j’ai lu le 1 et espérerais bien tout lire … un jour)

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