Kuerbis.jpgImaginez! Des courges, des mini-pâtissons, des citrouilles géantes. Courge muscade, Butternut, courge d’Halloween ou courge spaghetti. Grillées, cuites au four, en gratin ou en soupe. Salées ou sucrées. En confitures, en chutney. Si j’aime octobre, c’est sans doute pour ce légume qui envahit ma table au moment où les feuilles jaunissent, où le raisin se fait plus doux, plus sucré, où l’on commence à oublier les fruits et légumes d’été et que quelque chose d’un parfum d’ailleurs commence à nous titiller les narines – c’est l’annonce d’une saison plus fraîche, mais aussi des paysages que j’associe immanquablement à toutes ces courges et citrouilles – paysages de Nouvelle-Angleterre ou bien du sud de l’Allemagne. C’est justement là qu’il y a deux week-end je suis allé chercher ce petit livre; dans l’extrême sud du pays, dans un petit coin de paradis entre Alsace et Forêt-Noire, juste de l’autre côté du Rhin, l’un de ces petits secrets dont on s’efforce de ne pas trop ébruiter le nom – le Kaiserstuhl -, une grosse colline semée de vignes, de forêts et d’auberges délectables, qui fait le gros dos, à la frontière, ne monte pas à plus de 600 mètres et se traverse à pied en quelques heures.

Car enfin, des romans, des récits, oui! mais place aussi un peu à la cuisine! Un blog, en effet, me dis-je parfois, un blog de livres est habituellement un carnet de lectures. J’y range dans le mien mes lectures – pas toutes, celles que j’ai chroniquées, selon une disposition et un choix qui obéissent le plus souvent à l’ordre hasardeux de mes envies du moment et de mon temps pour écrire. Ce n’est donc qu’un reflet, une image limitée, imparfaite – j’aime cette imperfection -, un point de vue sur le temps et l’état de mes lectures. Ayant la chance d’exercer une profession qui me demande aussi de passer beaucoup de temps parmi les livres, il m’a fallu faire un choix parmi toute cette masse d’écrits. Habituellement, le plaisir est mon seul guide, nécessairement subjectif, résolument subjectif. Pourtant, au bout de quelques années, il est facile de noter que les récits, la fiction ont fini par dominer largement ce carnet. Des romans donc, des nouvelles, un peu de théâtre. Des autres genres que je lis quasi quotidiennement, pas de trace ou presque, notamment des livres de philosophie qui occupent quand même plusieurs pans de ma bibliothèque et au milieu desquels je rédige habituellement ces chroniques. Bref, je me dis depuis quelques temps que j’aimerais donner plus de place à certaines autres catégories de livres. Des essais donc? Non, des livres de cuisine!

Voilà pourquoi j’ai décidé de créer un rendez-vous mensuel, le premier vendredi ou samedi du mois, pour sortir de ma bibliothèque l’un de ces titres qu’on dévore la fourchette à la main. Je convie bien sûr avec plaisir tous ceux qui voudront se joindre à moi. J’imagine les tablées de blogueurs, de blogueuses, le couteau entre les dents (qu’on se rassure, point de révolution à l’horizon!), échangeant entre eux autour de titres de cuisine 🙂 J’ai mis un logo en haut à droite de cette page que vous pourrez cliquer pour consulter le récap. Vous pouvez cliquer aussi dessous pour poster un lien. Ou bien rendez-vous sur le groupe dédié sur Facebook.

Pour ce premier rendez-vous, comme nous sommes en plein mois d’Halloween, je ne pouvais faire autrement, je crois, que de trouver un livre en rapport. Et j’ai donc choisi celui-ci, dans une petite collection allemande que j’aime beaucoup, et qui occupe presque toute une étagère dans ma cuisine. La liste des recettes suffira, j’en suis sûr, à vous mettre l’eau à la bouche. Voici en guise de menu pantagruelique d’Halloween:

 

Les mini-pâtissons farcis au saumon;

 

Les tranches de potimarron au four et fromage de chèvre

(j’ai essayé, c’est délicieux: des tranches de potimarron marinées à l’ail, au miel et au thym, passées au four et servies avec de la mâche, du fromage de chèvre, du jambon cru, des amandes, le tout parfumé au vinaigre balsamique);

 

Les beignets de courge au gingembre et aux graines de sésame;

 

La soupe à la citrouille;

 

Le pilaf d’agneau et de courge aux aubergines;

 

Les filets de sandre au potimarron et au pesto d’aneth;

 

La quiche potimarron-fenouil-raisin

(Vraiment délicieux! Mon autre coup de cœur dans ce livre);

 

Le crumble à la citrouille;

 

Les sablés aux graines de courge

(j’essaye la recette ce week-end!);

 

et plein d’autres délices.

 

De quoi mettre l’eau à la bouche, non?… Ou de faire regretter à certains de ne pas avoir assez pratiqué la langue de nos voisins d’outre-Rhin? Mais rien n’est trop tard, non? Pour apprendre une langue, il ne faut qu’être motivé, et quelle meilleure motivation qu’un brin de gourmandise?

Publié dans le cadre du Livre de cuisine du mois

http://www.public-domain-photos.com/free-cliparts-1-big/food/other/food_leif_lodahl_01.png

octobre 2013

et du Challenge Halloween 2013 de Lou et de Hilde

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10 Comments on Le livre de cuisine du mois – Kürbis (Martin Kintrup / GU)

  1. Ca a l’air appétissant, tout ça! Est-ce que c’est difficile de comprendre les ingrédients dans un livre allemand? Je veux dire que par exemple les recettes anglo-saxonne ont un système de mesure
    totalement différent du nôtre et qu’il faut bien connaître les équivalences pour comprendre une recette. Est-ce le cas aussi ou non.
    Je note le rendez-vous dans un coin de ma tête. Je suis une acheteuse compulsive de livres de cuisine mais j’ai tendance à me contenter de rêver devant les recettes et à ne pas avoir le courage de
    passer à la pratique!

  2. @Marie: aucune difficulté, sinon celle du vocabulaire. Les mesures sont les mêmes que les nôtres. Et puis, si tu connais un peu d’allemand, ce n’est pas si compliqué. Le
    vocabulaire culinaire s’acquiert assez vite.

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